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Black Friday : ma carte bleue, les éléphants et moi

Blog, Forme Bien-être 15/11/2020

 

L’adrénaline monte. Face à l’écran nous sommes tremblants, fixant cette offre incroyable qui se termine dans exactement 1 heure, 29 minutes et 17 secondes, 16, 15, 14… Le cœur qui bat la chamade devant ce décompte. Saisis d’un pic d’anxiété à l’idée de rater cet article ultra soldé. Et notre conscience qui s’est répartie les rôles, un pour chaque épaule, et nous murmure à l’oreille reproches silencieux et désirs interdits. Je clique, je ne clique pas? Le chemin de la raison et l’avocat du diable. Je valide mon panier, j’éteins mon PC ?

Ce mois-ci, le Black Friday arrive. Un évènement commercial d’ampleur qui a traversé l’atlantique pour arriver jusqu’à nous et signe pour les semaines à venir, le top départ d’une surchauffe certaine de notre CB.

Pour lors, comment tirer à son avantage cette période de rabais sans se laisser happer par cette folie consumériste, et faire rimer achat avec BA ?

 

Une BA pour Soi: parce qu’on le vaut bien

Commençons par interroger la raison de cette nouvelle emplette.

Est-ce que j’en ai vraiment besoin? Ou suis-je en train de répondre à un besoin créé de toutes pièces par un esprit perméable à la logique “je dépense donc je suis” signé “Descartes de crédit”? Car grande est la tentation de glisser dans les méandres de ces fausses promesses de bonheur, de se perdre dans les rouages mensongers de la vie qu’on achète en même temps que le produit. Ce plaisir éphémère qui se joue de notre bonheur, fourvoyés que nous sommes dans ces illusions tenaces qui gagent amour gloire et beauté. Dupés par ces jolies couleurs et scintillantes lumières.

Le matériel pour personnifier cet idéal d’un soi qu’on estime trop fade. Une nouvelle marque pour cacher ses failles. Un pansement pour égo étiolé en quête d’approbation et d’identité. Un prix exorbitant pour compenser le manque de valeur que l’on s’accorde. Comment avons-nous pu penser que du matériel montre mieux que nous notre valeur et qui nous sommes? Comment un pull pourrait augmenter notre valeur alors que c’est nous qui lui conférons sa beauté et son unicité?

L’heure est venue de lâcher l’idée saugrenue que notre bonheur se trouve dans le sac que nous arborons, pour une plus audacieuse: qu’il émane de nous.

 

Rappelons-nous que “ce n’est pas la robe qui fait la femme mais la femme qui fait la robe”.

Alors quand on enlève nos vêtements, qui sommes-nous?

En ce temps où notre liberté est mise à l’épreuve, retrouvons cette liberté intérieure d’être. De nous définir comme nous le choisissons. De lâcher le poids écrasant des usages établis pour créer notre propre chemin et entendre notre âme sourire.

Car vouloir des vêtements de qualité dans lesquels on se sent bien, oui. Dont le nom détermine ce que nous sommes, non. Alors, avant de foncer nous ruiner tête baissée, apprenons à nous définir hors de la cohue des magasins et à revenir à la valeur que l’on s’alloue. Posons un regard plus objectif sur nous, sondons nos qualités, nos bonnes actions qui méritent d’être énumérées: en quoi nous sommes importants pour notre famille, pour le monde, quelle est notre contribution à le rendre meilleur?

Imprimons-le une bonne fois pour toute: nous ne sommes pas aimés pour nos nouvelles baskets bien blanches ou notre rouge à lèvres tendance. Et pourtant, nous sommes aimés. Alors qu’est-ce que l’autre voit en nous qui parfois nous échappe? Prenons le temps de nous apprécier pour ce que nous sommes: un être unique. Sans chercher à nous comparer, ni ressembler à ce qui n’est pas soi.

 

Une BA pour les autres: l’importance des relations humaines

Nous vivons souvent une déconnection entre l’acte d’achat et ses répercussions. Ce qui n’est pas cher à notre porte-monnaie va revenir cher à quelqu’un ou la planète. Alors repensons plutôt nos achats dans un global.

Pourquoi l’autre? Car on sait que si notre espèce a survécu, ce n’est pas parce que nous sommes les plus forts, que nous avons les plus longs crocs ou grandes griffes. Mais parce que nous avons su avancer ensemble. Nous sommes tellement dépendants de l’autre. Liés à lui. Dans ce contexte qui a fragilisé nombre de petits commerces, privilégions ceux proches de chez nous. Produits du terroir, artisanat local, bien être… il y a de quoi faire! Alors avant de céder à la tentation du net, attendons leur réouverture, renseignons-nous sur ce qu’ils ont mis en place malgré les restrictions : un drive du livre pour une petite librairie, du « à emporter » ou « livré chez soi » pour d’autres, une visibilité en ligne de leurs boutiques…

Pourquoi ne pas solliciter nos amis à leur compte et faire nos cadeaux via leurs boutiques, pour faire découvrir de bons produits et bonnes adresses? Et ainsi contribuer à faire vivre une famille plutôt qu’à verser des dividendes à des actionnaires déjà bien enrichis. Car en achetant local, c’est des cours de danse et de piano que nous permettons à un gamin. Et ça c’est bon pour sa conscience.

 

Une BA pour la Terre: notre première maison, c’est elle.

Nous avons entendu parler de ce 7ème continent, une île de déchets de six fois la taille de notre pays. Ces déchets dont les conséquences sont déjà visibles dans les endroits proches de chez nous et nos paradis. Comme Bali. Cette “île des Dieux”, l’éden sur Terre. Quelle tristesse d’y avoir découvert ses plages croulant sous les déchets, d’avoir nagé au milieu des sacs plastiques que le courant remontait. Quelle douleur poignante de voir ces zones de paradis et de notre enfance, abîmées, dénaturées.

Des expéditions de recherche et de préservation se mettent en place. Mais tous à notre niveau, nous pouvons contribuer. S’occuper de la terre n’est pas l’apanage d’une élite scientifique. En être intelligents que nous sommes, nous aussi nous pouvons instaurer des solutions à notre échelle

 

Alors profitons de cette période pour ne pas payer le prix fort. Ni pour nous, ni pour les autres, ni pour la Terre.

Commençons par lister ce dont nous avons vraiment besoin. Pouvons-nous utiliser ce que nous avons déjà ou l’emprunter? Utiliser des ressources qui existent déjà plutôt que d’en produire de nouvelles qui deviendront des déchets supplémentaires ?

Si un article qui nous fait de l’œil n’est pas sur notre liste, nous laisser 24 heures de réflexion, voire juste deux heures. Si le délai passé nous l’avons oublié, nous aurons fait de belles économies.

Achetons local: privilégions les petits commerçants d’Orange et de la région, ils en ont plus que besoin en ce moment. Des denrées qui seront consommées. Voire viser l’immatériel: expérience ensemble, bon bien-être… Si notre bien-aimé tient un commerce, pourquoi ne pas lui offrir un encart dans notre magazine préféré?

Allier convention du cadeau et sens c’est aussi organiser un tirage au sort pour Noël: n’être responsable du cadeau que d’une seule personne dont le nom nous est communiqué par avance. Ce qui nous libère plus de budget, pour un cadeau plus personnalisé qui aura la chance de faire davantage plaisir qu’une multitude de cadeaux inutiles. Nous évitons par la même la corvée de magasins bondés avant les fêtes. Et ceux pour qui les magasins c’est vraiment votre kiff, proposez d’aller faire les achats de Noël des autres convives, vous serez leur héros du réveillon!

Finalement c’est acheter moins mais acheter mieux. Plus utile, qui fera plus plaisir. Qui ne coûte pas à un commerçant, à la terre, à une famille proche de chez soi ou à l’autre bout du monde. Dans ce monde où nous reconnaissons les logos des marques, mais pas les feuilles des arbres, choisissons une autre façon de consommer.

Nous voulons faire plaisir à nos enfants? Faisons mieux ! Choisissons de les rendre heureux. Apprenons-leur la valeur de l’instant présent et du rire partagé avec ceux que l’on aime. Offrons-leur plutôt de beaux moments ensemble. Une planète où les éléphants et les orang-outans existeront toujours. Une Terre où ils pourront grandir et s’épanouir.

Et un avenir.

 

Par Marina Martin – novembre 2020             

Qui je suis              Mes prestations  

Professionnelle de Santé spécialisée en Thérapies Brèves, Marina MARTIN vous accompagne dans vos projets de changement, en utilisant vos ressources intérieures. Développement personnel et professionnel. Au cabinet à Orange, ou en visio.
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10 incontournables pour être copine avec votre assiette

Blog, Forme Bien-être 29/09/2020

« 10 incontournables pour être copine avec son assiette », un article invité de Marina Martin dont vous aviez  apprécié la conférence « Transitions de Vie: accepter et oser le changement – l’apport des Thérapies Brèves ». 

“Les hommes pensent que le rêve de toute femme est de rencontrer l’homme de leur vie. Faux. Le rêve des femmes est de manger sans grossir”. Pas facile de composer votre assiette sans culpabiliser. Et si au lieu de vous priver et d’enchaîner les régimes à gogo, la solution se trouvait ailleurs, pour faire enfin la paix avec votre assiette. Santé, beauté, forme, on a toutes une raison de s’y intéresser. Voici dix préceptes à suivre pour vous faciliter la vie.

1.

La première question à vous poser est: “Est ce que j’ai faim?”. Vous sentez un coup de fatigue et des gargouillis dans l’estomac? Ce sont les signes en effet que votre corps réclame son carburant, les nutriments et calories dont vous avez besoin pour vivre. Ne sautez pas ces repas essentiels sous prétexte que vous avez des hanches à perdre. Votre corps irait enregistrer ce manque et stocker des graisses en prévision d’une potentielle famine future. Tout le contraire de ce que vous souhaitez.

2.

Vérifiez votre soif. Prenez cette habitude de boire régulièrement dans la journée et de prendre un grand verre d’eau avant les repas. Cela vous évitera la fréquente confusion entre faim et soif qui pourrait vous faire manger plus que de besoin en ignorant le message premier.

3.

Interrogez votre corps sur ses besoins: “Qu’est-ce que vous avez envie de manger?” ou plutôt, “Qu’est-ce que votre corps vous réclame?”. Une envie récurrente d’avocat? Sûrement que votre corps sait y trouver certains nutriments dont il a besoin. Soyez à votre écoute, fiez-vous d’avantage à vos ressentis et faites-vous confiance. Et si cette notion vous semble encore trop abstraite, que le contenu d’une assiette reste un mystère, commencez avec une diététicienne pour connaître les bases d’une alimentation réussie.

4.

Vous autoriser. Vous avez encore peur d’inclure dans votre alimentation des aliments-plaisir? Et pourtant, alors que vous avez pris toutes les bonnes résolutions du monde, devant la boite de chocolat votre tête s’incline et vous vous voyez porter ce cœur praliné à votre bouche. Déculpabilisez. Sans tomber dans l’addiction aux sucres, acceptez de céder à la tentation de temps en temps. Une pâtisserie maintenant évite bien des fois de dévaliser la boulangerie plus tard. Et puis la vie est aussi faite de ces petits plaisirs.

5.

Savourezzzzzz. Fini le temps où vous regardiez une série sans réaliser qu’à chaque épisode vous engloutissiez un paquet de chips. Prenez le temps d’apprécier ce que vous mangez. Je rajouterai même, ne vous l’autorisez que si vous l’appréciez. Vous avez la tête ailleurs? Abstenez-vous. Un croissant pas bon ? Arrêtez. Ne vous contentez plus de manger pour l’idée de ce que c’est (Hummm un croissant!) mais parce que vous l’appréciez à chaque bouchée. Et alors, posez-vous, délectez-vous de son odeur, son parfum, ses arômes, avant même de le porter à votre bouche. Appréciez sa couleur caramel, mâchez lentement pour appréciez sa texture moelleuse et légèrement croustillante à la fois, identifier les papilles qui s’activent dans votre bouche… Et réjouissez-vous de toutes ces bouchées qu’il vous reste à savourer.

6.

Prenez la juste quantité. Quand vous sentez que vous êtes rassasiée, arrêter de manger jusqu’au prochain repas. Ça veut dire être capable de mettre au frigo ou de jeter, de refuser de vous empiffrer pour finir car vous valez mieux que la poubelle. Et par la suite apprenez à cuisiner les bonnes proportions, à vous servir la juste part, ou à garder pour plus tard. Et si vous avez un doute, sondez-vous. Posez votre fourchette, main sur l’estomac, attendez quelques minutes et décidez si vous continuez de manger ou si vous avez assez pour ce repas.

7.

Organisez-vous. Mettez des choses saines, qui vous plaisent, faciles à préparer en évidence sur vos étagères. Et gardez le reste à l’abri du regard. Il est plus facile d’aller vers certains aliments quand on les a sous la main, que de s’éloigner d’autres quand vous n’avez pas d’alternative. En sélectionnant en amont des aliments de qualité, votre corps recevant un super carburant, vous enverra moins son signal de fringale pour tenter d’avoir les vitamines et minéraux qui lui manquent.

Et puis soyons honnête, parfois vous n’avez tout simplement pas faim.

8.

Les gourmands par exemple. C’est tellement bon, comment résister?! Même s’il est important que vous appréciez ce que vous mangez, tout le plaisir de la vie ne peut pas être uniquement dans la nourriture. Pas sans en payer les conséquences. Alors il est temps de remettre du plaisir ailleurs. Qu’est-ce qui vous plait, vous fait plaisir? Rééquilibrez votre vie pour remettre la nourriture à sa place. Vous pouvez commencer par remettre du plaisir autour de l’assiette: concoctez vous-même vos plats, apprenez à cuisinez avec des plantes sauvages glanées au gré de vos promenades, faites votre marché, cultivez un potager…

9.

Gérer votre faim émotionnelle. La nourriture serait-elle parfois un doudou sur une émotion désagréable? Vous le savez, corps esprit et émotions sont liés. Vous êtes énervée, stressée, contrariée ou juste fatiguée? Quel que soit le problème, la solution n’est pas dans le frigo. Un cookie ne comble pas l’ennui. Apprenez à écouter ce que votre émotion tente de vous dire et répondez au bon besoin: dormir, souffler, vous poser… Utilisez cette alerte kilo pour vous en prendre au vrai problème plutôt que de faire l’autruche tête dans le frigo. Et si vous sentez que vous perdez pied, pensez à consultez. Le problème ne vient pas de votre assiette. Ne vous frustrez pas davantage en vous en prenant à elle.

10.

Portez un autre regard sur les standards. Qui a dit que la beauté était un T36? On a tous un poids de forme, qui n’est pas forcément celui que l’on voudrait. Et si on l’acceptait une bonne fois pour toute et qu’on se fichait la paix? L’accepter vous fera gagner le temps et l’énergie d’un combat vain contre vous-même. Alors trouvez d’autres modèles, des canons de beauté qui vous ressemblent et auxquels vous pouvez vous identifier.

Il y a des bonnes habitudes à prendre et puis il y a les couleurs que vous mettez dans votre vie qui transparaissent dans votre assiette. Plutôt que de choisir la voie de la culpabilité remettez de la vie dans votre vie, retrouvez la joie et le plaisir… et votre assiette s’allègera probablement d’elle-même, tout simplement.

Bon appétit et bonne rentrée!

Par Marina Martin

Publié dans LE PLUS ORANGE Magazine, numéro de septembre 2020 #5

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Qui est Marina Martin

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Confinement et prise de poids

Blog, Forme Bien-être 09/04/2020

Confinement et poids cupcakes article Marina

Le confinement a commencé depuis seulement 3 semaines, et déjà,  vous êtes inquiet pour votre ligne ? Votre alimentation et votre rythme se sont sérieusement modifiés et la balance s’affole?

Quand c’est plus ancien, il y a d’autres endroits où chercher, d’autres motifs, ou certains qui s’y apparentent. Mais si vous prenez subitement du poids c’est probablement que la nourriture est sortie de son rôle d’être votre carburant.

Alors d’où vient ce changement soudain? La nourriture vous sert-elle de pansement, un doudou face à des émotions désagréables? A chaque fois que vous êtes stressé ça ne rate pas, vous compensez? Vous comblez l’ennui avec un cookie? Ou forcez un peu sur la picole? C’est votre réflexe number one pour apaiser vos peurs, l’angoisse de cette situation qui nous dépasse, ou un mal être plus général? Ou encore, la nourriture est-elle une compagne à votre solitude?

Plutôt que de plonger dans le frigo, je vous invite à vous interroger. Pourquoi le confinement est si dur pour vous ? Est-ce si douloureux d’être face à vous même ? Qu’est ce que vous devez changer dans votre vie, votre lieu de vie…pour ne plus avoir à compenser?

Car son rôle ici n’est plus de nourrir votre corps en lui apportant les nutriments et calories dont vous avez besoin pour vivre. Il est devenu un comportement qui vise à faire changer l’état interne négatif du moment.

Dans ce cas, votre prise de poids n’est que le symptôme d’une problématique qui sera à traiter ou améliorer, pour voir des changements au niveau de votre silhouette. Alors, servons nous de cette alerte kilo pour aller en trouver le sens..

Et comme le dit Schwarzy “Put that cookie down!” (Pose ce cookie!)

 

Processus en jeu

Comment ça marche? Quel processus internes complexes se mettent en place pour lier pandémie et kilos sur la balance? Comme vous le savez peut être déjà, corps, esprit et émotions sont liés. En jouant sur l’un, on affecte les autres aussi. Positivement ou non. Donc si votre ressenti n’est pas agréable, pas confortable, votre cerveau fait peut être le raccourcis direct: “Attend je connais un truc qui te fais sentir bien!”

Et paf! Vous voulez un cookie!

Le problème c’est que cette stratégie à court terme est (plus ou moins) efficace, à moyen et long terme par contre, vous allez être confronté à d’autres soucis.

  • Emotion: Je suis pas bien
  • Pensées: Tu veux un cookie?
  • Emotion: Euh j’ai pris du poids déjà, je suis pas bien dans mon corps là.
  • Pensées: Ah d’accord, t’es pas bien, tu veux un cookie?

Votre stratégie n’est plus efficace et devient elle même le déclencheur du comportement.(ça va vous êtes encore là?) J’en ai fait l’expérience en Angleterre.

Moi qui n’avais jamais trop eu de fluctuation de poids j’ai fait un score plutôt pas mal de + 12 kilos en 3 mois.

En déni complet, je me suis demandée dans quelle unité de mesure était la balance, j’ai accusé le sèche linge qui faisait rétrécir mes vêtements (on m’avait prévenue, c’est pour ça qu’il n’y en avait pas à la maison). Et comme les tailles sont 8-10-12 chez eux, ce qui ne correspondait à rien pour moi, je persistais à ne pas m’en rendre compte… Jusqu’à mon retour, où la confrontation avec ma balance et mes proches a fini de cadrer les choses. A peine revenue de mon séjour, ma tante venue me récupérer à l’aéroport, me demandait avec beaucoup de tact dans la voiture: “Tu as quelque chose de changé…c’est la frange?” Bah non c’était pas ça.

 

Rythme et sens de ses journées

Cette parenthèse inattendue dans votre vie, ces grandes vacances inespérées, ce temps off, arrivent comme le messie? Du coup c’est la fête, on reste à la maison, vous enchaînez pizzas surgelées, boites de gâteaux, ou paquets de céréales que vous piochez directement dans la boite en matant une série sur Netflix? A la maison, vous passez 15 fois par jour devant les placards de la cuisine et en profitez pour attraper une petite noix de cajou ou un petit sirop? Vous cumulez la mal bouffe et vous êtes surpris du résultat?

On se ressaisit!

Il va être temps de vous faire plaisir autrement et de reprendre un rythme si vous ne voulez pas que ce soit l’apocalypse au moment où on va tous sortir et se retrouver.

En plus ce sera peut être déjà l’été avec la case maillot de bain imminente. Et vous allez vous sentir grosse, moche et inutile? Ça fait beaucoup à la fois. Alors apprenez à structurer vos journées, à leur remettre du sens et des objectifs, et mettre ce temps à profit. (Voir partie ennui pour l’inspiration) C’est peut être aussi le moment de faire un point d’où on en est de sa vie pour vérifier qu’on ne s’est pas perdu en route, qu’on avance bien sur son chemin… ou pour remettre du sens dans sa vie.

 

Gestion de ses émotions

Comme on l’a vu plus haut, la nourriture c’est votre façon de gérer vos émotions et vous pensez qu’on va tous mourir? Probablement un jour mais pas aujourd’hui.

Et en attendant on va plutôt tous mûrir.

Pour vous rassurer sur la situation sanitaire et savoir vous protéger, lisez mon article.

Et apprenez à décharger autrement.

Peut être par le sport? On ne peut pas s’échapper pour de longues randonnées mais on peut tous faire des abdos, yoga, cross fit… En cette période, de nombreuses salle de sport proposent gratuitement des séances en ligne. Soyez créatif, innovant. Pensez au gars qui a couru un marathon sur son balcon de 7 mètres de long…6000 allers retours!

Essayez-vous à la lecture. Des études ont démontré le pouvoir apaisant de la lecture. En effet d’après les chercheurs de l’université de Sussex, 6 minutes de lecture en silence suffisent à faire tomber notre stress de 68%! Ça vaut le coup de tenter non?!

Ou pensez à écrire votre propre livre! Lancez vous dans l’écriture d’un roman, ou tenez votre journal de confinement…

On a déjà tous le début: “Je suis en train d’écrire un livre. J’ai déjà tous les numéros de page.” Steven Wright

 

L’ennui

Pas simple de s’occuper?

On rêve tous d’avoir du temps libre mais quand il est là et à profusion, on ne sait pas quoi en faire? Il n’y a qu’à voir tous les pétages de plombs sur internet: celui qui va nourrir ses Canard WC ou jeter du pain au pigeon à la télé, l’autre qui va « manger » les voitures de la rue avec son Monsieur Chaussette, le troisième qui décide d’aller aux poubelles dans son costume de dinosaure…

Un vent de désinhibition souffle dans nos têtes, comme si la censure était levée. Des choses que notre code de conduite aurait bloqué avant même que l’idée passe au conscient, se trouvent d’un coup, tout à fait acceptables.

J’étais confinée depuis seulement 4 heures que je m’étais déjà coupée les cheveux toute seule. Le grand retour de la frange! (Aie aie aie si mon coiffeur lit ça) Et je suis même plutôt contente du résultat. Alors c’est le moment de découvrir l’ennui et ses vertus, et de s’autoriser la créativité!

Et puis, pour rythmer vos journées, vous pouvez vous mettre comme consigne de faire:

  • Un truc chiant par jour, mais qu’on va être content d’avoir fait après: nettoyer sa voiture, vider ses cartons…

  • Un truc qu’on a envie de faire mais qu’on reporte depuis longtemps: utiliser sa sorbetière pour concocter une petite glace (oui pas du tout pertinent avec le sujet de l’article mais j’ai fait une glace à la fraise délicieuse, et si je m’ennuie encore j’ai des butternuts et patates douces pour tenter de nouveaux parfums)

Reprenez votre guitare, remettez vous au piano, à la photo, ressortez votre machine à coudre, faites des ombres chinoises avec vos mains en racontant une histoire à vos enfants ou à vous-même…

  • Vingt minutes de lecture: roman, pensées positives… ça pause et ça nourrit l’esprit en même temps

  • Un truc à apprendre par jour. Il paraît que ça a effet sur le cerveau d’un orgasme, alors apprenez

  • Jouez avec votre chat, votre chien

  • Renouez avec ceux de votre foyer, passez des bons moments ensemble, ressortez vos vieux jeux de société, re découvrez ceux avec qui vous vivez

  • Prenez le temps d’un appel à une amie par jour, c’est l’occasion de prendre des nouvelles de vos proches, échanger, se rapprocher

  • Et au moins un jour par semaine, on se pomponne. Ça fait du bien au moral, et c’est mieux pour l’hygiène si ça fait 5 jour que vous avez le même sweat et que vous n’avez pas prévu de le changer de sitôt, comme en témoigne Miley Cyrus.

Et après on peut faire du Netflix autant qu’on veut en ayant ce sentiment serein de travail bien fait, et accompli (nous, pas le travail).

Faites le bilan de ces premières semaines: quelles sont les choses vers lesquelles vous vous êtes tourné spontanément, ces choses que vous ne vous êtes pas permis depuis longtemps?

Ce temps et cet ennui vous ont fait innover, oser, vous vous êtes peut être même surpris.

 

Pour ma part, je ne m’attendais pas un jour à lancer des consultations à distance, et pourtant c’est tellement simple et évident; j’ai réalisé ma première chantilly pour la fameuse glace à la fraise maison, et bien d’autres choses.

C’est aussi l’occasion de profiter de ce temps pour :

  • Chercher quelle va être votre BA du jour ou de la semaine: ne pas sortir de chez vous, prendre des nouvelles de votre vieille voisine qui vit seule (un code se met en place: un tissu rouge à la fenêtre signifie que nos anciens ont besoin d’aide, faites leur passer l’info) faire un don, proposez vos talents de traducteur, faire un tuto pour retapisser un fauteuil…

  • Faire la liste de vos rêves, la Bucket list des choses à faire quand on pourra ressortir

  • Profitez des petits bonheurs du quotidiens : un lever de soleil depuis vos fenêtres, le chant des oiseaux qu’on entend de nouveau…

  • Vous délecter de toutes ces choses pour lesquelles, d’habitude, on n’a pas le temps

  • Tenez votre petit carnet d’activités: la sieste, les séries à regarder

  • Cuisinez-vous des bonnes choses saines, des vrais repas, allez chercher des fraises chez un petit producteur pour des goûters gourmands avec vos enfants 

Car tout ça, si ce n’est pas maintenant, ce sera quand? Et franchement, est-ce que ça fait pas du bien dans nos vies à 300 à l’heure, de s’ennuyer et d’avoir le temps?

 

Confronté à soi

Ce temps confiné est aussi pour certains, l’angoisse d’être confronté à soi, à sa solitude, de ne plus se sentir exister dans le regard ni la validation de l’autre.

Le confinement pour une épidémie, est appelé “retraite” pour les bouddhistes.

Lors d’un voyage à Bali, j’en ai profité pour me retirer dans un centre (Bali Silent Retreat) pour une retraite silencieuse. Au début, j’étais partagée entre ce calme enfin autorisé, ne pas culpabiliser de ne rien faire car c’est exactement ce qui nous est demandé; et parfois l’angoisse des non-interactions avec les êtres croisés ,qui détournaient même le regard pour rester dans leur bulle.

C’est un nouvel équilibre, de nouvelles habitudes à trouver, avant d’apprécier pleinement ce temps qui nous est donné.

On peut se sentir désemparé dans ces moments, mais si on sait les prendre, ils font du bien. Pas de travail. Pas de sortie.

Pas de divertissement par le shopping. Ce plaisir éphémère de la consommation, un plaisir qui nous laisse chaque fois de plus en plus insatisfait.

 

Juste Soi.

Et si c’était l’occasion de s’ouvrir à la à satisfaction profonde et durable de son propre accomplissement?

Comment vous accomplissez vous ? De quoi êtes vous fier dans votre vie? Faites la liste de vos réussites et ayez le courage de vous faire face.

 

Promiscuité

Ce temps ensemble fait apparaître, lui aussi, certaines problématiques et tensions. Vous avez l’impression que vous disparaissez dans l’autre? Vous n’osez pas dire ce qui vous dérange? Par la nourriture vous trouvez un réconfort et par le poids vous affirmez ainsi votre place, que vous existez? Est ce une façon de vous protéger ainsi, de mettre un baume sur vos limites qui ont été franchies? Une protection, frontière entre soi et les autres? Apprenez à vous affirmer et dire les choses.

L’autre ne cessera pas de vous aimer pour autant, et vous ne blesserez personne si vous y mettez les formes (sur les mots, pas sur votre corps). Rappelez vous: “vous êtes responsable du message que vous envoyez, pas de la façon dont il est pris” Alors verbalisez! Qu’est ce qui est OK pour vous et qu’est ce qui ne vous va pas? Si vous faites quelque chose pour l’autre que vous n’auriez pas fait pour vous, dites le lui. Pas pour lui faire peser le poids d’une redevance, mais pour montrer que ce n’est pas un acquis automatique, un dû. Autre facette également. Vos proches vous tapent sur le système. D’habitude vous sortez pour évacuer le trop plein mais là pas possible, ça vous coûterait très cher (135€ d’amende et une intubation en réa). Ce temps confiné peut être révélateur d’un couple qui dysfonctionne, ou d’autres composantes qu’on préférerait éviter de regarder directement. Ne culpabilisez pas si vous ne supportez pas d’être avec votre famille 24h/24. Personne n’est fait pour supporter ça. On a tous besoin de moments seul de ressourcement. Certains jours plus que d’autre.

Délimitez des zones dans votre chez vous pour créer une “pièce de retrait” où personne ne vient vous déranger, où chacun peut aller se ressourcer à tour de rôle. Ne fuyez pas non plus les conflits. C’est le moment d’avoir ces fameuses conversations importantes. Plutôt que d’encaisser, d’accumuler, frustrations et non dits, prenez le taureau par les cornes et posez les choses sur la table…en vous rappelant que vous parlez à quelqu’un que vous aimez…ou que vous avez aimé De nombreux articles fleurissent sur internet, expliquant comment faire survivre son couple au confinement. Inspirez -vous en.

 

Le passé revient

N’étant plus noyé sous une foule d’occupation et de sorties, le passé a enfin le temps et l’espace de resurgir? Pas facile de l’accueillir quand on préférerait qu’il n’ait jamais existé. Surtout quand c’est du lourd. Et pourtant il va falloir le regarder. Qu’est ce qui vous fait mal ? Une agression? Des humiliations?

En plus du flot émotionnel que cela génère vient aussi la réponse du corps “Ma graisse pour ne pas que l’on m’agresse”?

Si votre passé resurgit en ce moment et que vous n’arrivez plus à gérer, consultez.

Un mot qui fait parfois peur à certains “qui ne sont pas fous”. On sait que vous n’êtes pas fou. Juste humain. Et non, vous n’en aurez pas pour des années allongé sur un divan.

 

En cette période, des thérapeutes, comme moi, consultent à distance, contactez les. Un petit coup de fil qui peut grandement améliorer la qualité de votre vie.

Vous connaissez cette citation: “Tu ne peux pas commencer le prochain chapitre de ta vie si tu relis sans cesse le dernier”.

 

Le Sens de ma Vie

En ce moment de retour aux essentiels, l’appel de notre âme se fait sentir plus fort. Et on flippe de l’avenir tant on voit le vide et non sens de nos actions.

La vie est un livre que l’on écrit un peu chaque jour pour relier des grand chapitres entre eux, où chaque chapitre à son importance. Qu’avez vous choisi d’écrire aujourd’hui ? Quel chapitre commencez-vous?

A nous de faire les modifications et ajustements nécessaires pour lui redonner son sens, parfois juste un pas, parfois un grand saut.

Le jour où j’ai réalisé que mon ancien job d’infirmière ne me convenait plus et que je perdais ma joie de vivre, malgré de nombreux avantages (la pérennité du travail par exemple) mais que rien ne pourrait jamais contre balancer ça… J’étais confronté à un choix à double contraintes: rester dans ce job qui m’enlevait ma joie. Ou changer, ce qui me faisait complètement flipper. Heureusement mon ancien travail était arrivé à un stade tellement insupportable que j’ai réalisé que je n’avais plus le choix.

Du coup, je voyais tous ces petits signes qui m’invitaient à changer, j’entendais les chansons d’Etienne Daho “ rester debout mais à quel prix, sacrifier son instinct et ses envies…”

Jusqu’à arriver à l’évidence: il fallait sauter ce cap, entre mon présent d’alors et mes rêves. Et je l’ai fait.

Je ne vous dit pas que ça a été facile, mais c’est sans regret.

Alors à votre tour, sondez votre intérieur et faites le bilan de votre vie: travail, famille, couple, loisir, lieu de vie… Est-ce que cela vous met encore en joie? Qu’y a t-il à enlever, à rajouter, à modifier? Prenez un papier, un stylo, et faites votre liste. Certaines choses ne pourront pas être modifiées aujourd’hui mais vous savez que vous aller travailler en ce sens, et ça fait déjà toute la différence.

 

Pour conclure…

Pour conclure cet article, je vous conseillerais, avant d’apporter un nouveau biscuit à sa bouche, à chaque fois, de prendre le temps de vous recentrer sur vous et de vous poser la question: Est-ce que je mange parce que j’ai faim? Ou parce que c’est l’heure/ je passe devant le placard/ je m’ennuie et mes pas m’amènent devant le frigo/que je regarde une série et que je ne me rends même pas compte que je suis en train de descendre le paquet de biscuits… Et d’ajuster en conséquence.

Si après la lecture de cet article vous ne vous reconnaissez nulle part, posez-vous la question suivante: « Si je n’avais pas ce problème de prise de poids actuelle et que je souhaitais améliorer, changer quelque chose sur moi, sur ma vie, qu’est-ce que ce serait? » A votre avis les deux problèmes sont-ils liés? En travaillant sur l’un, est -ce que ça a des répercussions sur l’autre?

Bon appétit et prenez soin de vous !

Marina   

Qui suis-je ?                 Mes prestations 

Marina Martin – Développement personnel et Thérapies Brèves – mmartin.hypnose@gmail.com  avril 2020

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ce lundi, la conférence Oser et accepter le changement – Thérapies Brèves

Forme Bien-être 12/12/2018

« Suivez votre boussole intérieure, s’il y a de la joie, vous êtes au bon endroit ! »

Ce lundi 10 décembre, Marina Martin praticienne en Hypnose, PNL et DNR intervenait sur l’apport des Thérapies Brèves dans les transitions de vie, pour accepter et oser le changement.

Merci à la mairie du 6e qui nous accueillait dans ses murs pour cette conférence.

Quelques photos :

 

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